Dans la grande série, j’expérimente pendant les vacances, ce fut au tour de l’agar- agar de nous livrer ses secrets.
La gélatine , cela fait des décennies que je maîtrise, (ouille ouille, le coup de vieux qu’on prend quand on écrit cela ) et donc envie de passer à autre chose.
Comme mon magasine préféré de cuisine, Cuisine gourmande , proposait une panna cotta à la verveine, et qu’un nouveau plant de verveine me faisait de l’œil dans son pot, en moins de deux bouillons, le dessert était prêt, d’une simplicité enfantine, Nénette ayant assuré une partie des opérations.

Pour 4 personnes, il faut
- 30 cl de crème liquide ( je n’ai pas testé avec de la crème allégée, le régime reprendra le 1° septembre …)

- 15 cl de lait
- 50 g de miel
- 1 brin de verveine

- 1 cs rase de sucre

- 1 g d’agar agar

On fait bouillir le lait et la crème. On ajoute la verveine et le miel et on laisse infuser 10 mn . On retire la verveine et on refait bouillir.
On mélange l’agar agar avec le sucre ( le sucre permet à l’agar de bien se disperser ) et on ajoute dans la préparation.
Maintenant, il faut refaire bouillir pendant au moins 30 secondes, une minute si on n’ a pas de minuteur .

On verse la préparation dans des verrines, des tasses ou autre et surtout on laisse refroidir à température ambiante avant de mettre au frigo pour au moins 5 heures.

La recette initiale prévoyait de servir avec des fraises, mais notre copine étant en mauvais terme avec les fraises ( suspicion d’allergies), on a utilisé les figues du jardin.
Alors là, les quelques fidèles lectrices se demandent si nous sommes toujours dans le Sud pour avoir des figues dans le jardin. Et bien, non, ce sont des figues bretonnes, hi hi hi !!!
Le pays bigouden se distingue toujours …
Je fais chauffer une noix de beurre dans une poêle, puis j’ajoute 1cs de sucre roux pour caraméliser très légèrement et ensuite je fais dorer les tranches de figue dans ce mélange. Une bonne rincette d’alcool pour flamber ensuite et avoir un petit jus pour napper les panna cotta
.

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Verdict : onctueux, arômes très délicats et surtout une impression de pas assez du côté des filles. Le seul garçon, mon cher et tendre n’aimant pas le miel a fait la moue.
Il a donc décidé de refaire le dessert mais en remplaçant le miel par du sucre.
Et comme tout homme qui se respecte, est parti franco, sans lire la recette. Idem dans la vie courante avec les modes d’emploi. Sauf que le lait, la crème, le sucre et la verveine , mis ensemble au début, sont arrivés dissociés après l’ébullition : la crème avait tourné !!!!

Quant à la quête de l’agar agar, j’avais acheté des sachets de 2 g chez mon marchand de poissons fumés, marinés  et algues préféré, Marinoe, à Lesconil.
Ma copine ,en vacances chez nous, a trouvé que ce n’était pas cher et a donc acheté un pot de 150 g pour moins de 9 euros. De quoi se faire un flan un jour sur deux pendant presque une année .
Du coup, on a cherché dans les épiceries fines et dans une magnifique boutique brestoise, on a trouvé un beau pot en alu , de marque très connue pour les épices, pour la même somme , mais seulement pour 30 g d’agar agar !!!!!!!!!!!!!!!!
Et après recherches, cet agar agar vient direct de Chine. Alors que le mien est fabriqué ici !

Et du coup, j’ai acheté un mini livre de cuisine pour tester de nouvelles recettes, salées et sucrées … à suivre