Plein de nouveautés tout au long de l'année écoulée.
Mais pas des nouveautés loisirs créatifs, mais loisirs sportifs.
Je n'aurai jamais cru en arriver là mais il a fallu envisager des changements dans mon train-train.

Quand nous sommes  en Bretagne, en ballade sur la dune, on voyait des pingouins qui s'agitaient dans l'eau . Je trouvais cela rigolo. Ma voisine avait testé et apprécié et j'ai laissé l'idée trottiner pendant au moins deux ans avant de me lancer .
J'ai réservé ma séance le matin pour le soir  même pour ne pas avoir trop de temps à cogiter et à me dégonfler.
Au fait longe cote = marche aquatique.
Fastoche à écrire, moins fastoche à faire.

1° étape : enfiler une épaisse combinaison de plongée, en se retournant les ongles, en se disant que vraiment les mollets sont trop gros, arriver quand même à la taille pour se rendre comppte qu'elle a un gros trou, qu'il faut l'enlever et tout recommencer à zéro. Quand elle est enfin refermée, se rendre compte que dans cet emballage néoprène, on ne peut pas bouger, et s'inquiéter " comment on va marcher et pendant une heure  en plus ? "

2° étape : les élégantes petites bottines , toutes mouillées qu'on n'arrive pas à fermer alors que les autres ont l'air d'avoir fait cela toute leur vie.
Parce que dans le vestiaire des dames, on se rend vite compte qui sont les novices et les habituées qui en moins de trente secondes chrono sont habillées, chaussées . Respect les filles !

3° étape : affronter le regard des autres, en fait personne n'est à son avantage dans ce truc, tout le monde a chaud alors qu'il fait frisquet ce soir là, qu'il commence à crachiner  .
Au fait, seulement deux monsieurs : le jeune moniteur et un heureux retraité.  Car après analyse rapide de la pyramide des âges, ben , c'est plutôt des retraitées les pratiquantes ...
Oui, Ok, les plus jeunes  font des activités nautiques sur l'eau, genre catamaran, planche, kayak.  Moi les sports de glisse, je coule et j'ai le mal de mer , alors là, je suis dans mon élément, dans l'eau jusqu'au cou mais les pieds sur la terre ferme ou presque .

4° étape : gagner l'eau et surtout l'eau profonde pour avancer plus facilement .

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La marche aquatique n'est pas que comme son nom l'indique que de la marche. . Il faut parfois marcher sur la pointe des pieds, parfois à reculons, parfois courir, jouer avec les bras, tout en maintenant l'équilibre, en avaçant, en luttant contre les vagues. Un vrai sport complet.

Même pas le temps de papoter, c'est terrible, je me concentre à mort pour envoyer la jambe et le bras opposé de manière coordonnée, un effort supplémentaire. Sans parler de l'eau froide, on est en Bretagne quand même , qui s'infiltre dans le creux des reins, et par les poignets .  Tant pis si je suis dernière , chacun fait la marche et les  exercices à son ryhtme . L'important est de participer.

5° étape  et non des moindres quand on a réusssi au bout d'une heure d'efforts à revenir au centre nautique : enlever la combinaison et se rendre compte que tous comptes faits, elle tenait bien chaud.
Mari et fille m'ont récupéré toute rouge, en sueur, mais avec un sourire béat. Ils ont cru que j'étais devenue bredine, une suroxygénation du cerveau .
J'ai quand même prudemment attendu le lendemain pour constater que les courbatures n'étaient pas au RDV pour rempiler.  Je suis accro !

NB: la 2° séance a été plus facile car la combinaison était d'une taille supérieure, la bonne du coup, mais je l'ai dans l'euphorie enfilée à l'envers. Tant pis, trop compliqué de recommencer , et au moins on me voyait de loin avec mon bidon orange, enfin tant que je n'étais pas dans l'eau .
Merci au centre nautique de Lesconil , le CNPA qui en plus de ravir ma gamine avec les stages de catamarans et de kayaks ravit la mère de l'enfant .