Au tout début de l'histoire, un achat compulsif en hiver 2009 chez Self tissu de Quimper et une envie de manteau long, tout simple, style cache poussière.
L'hiver passant, le modèle n'étant pas trouvé, le tissu était  resté au fond d'un sac dans mon bazar de bureau, caché de la poussière .
Ensuite, hiver 2010, arrêt sur un manteau en boutique et gros gros désespoir : trop trop cher de la sublime marque Myrine and me .
manteau_violet_pois_myrine
Je suis sortie limite en pleurs de la boutique , en sachant très bien que cette merveille ne serait plus là pour les soldes .

Donc j'ai dessiné rapidement le modèle, trouvé dans le Burda de janvier le modèle de manteau adéquat et profité des vacances de Noël pour faire le patron.
Au moment de couper le manteau , nouvelle crise de larmes, il me manquait du tissu, mais alors pas qu'un peu.
J'avais au moment de l'achat fait pleinement , bêtement ,confiance à la vendeuse pour les métrages, d'autant plus confiance que le prix du mètre ne permettait pas d'en prendre 1 m de plus au cas où .
Je n'arrête pas de me demander comment elle a pu calculer, ignorant certainement qu'il fallait une parementure , alors que le cache poussière devait quasiment aller jusqu'aux pieds et que mon coup de coeur était bien bien plus court .
En même temps, vu la longueur que je souhaitais pour le cache poussière, cela aurait pu tout aussi bien faire serpillère, donc vraiment pas de regrets .
J'ai donc attendu le dégel [ je rappelle que Noël a été sous la neige dans notre verte Normandie ( heu, blanche )] et les soldes pour acheter un tissu assorti chez Mondial tissu, manque de chance, il n'était pas du tout en solde .
J'ai encore attendu que les corvées style inspection et bac blanc soient passées pour me lancer, mais sans certitude car malgré le patron de Burda, il allait falloir que je customise toute seule pour le faire ressembler à celui de Myrine and me.
Je passe les embûches du col, mais c'est entièrement de ma faute, je me suis trompée sur la ligne de parementure d'un côté. Cela ne pardonne pas , c'est la première fois que je fais une telle bourde . Mais dans une maille noire, le démontage a été un immense moment de solitude, mais du coup, la réparation de la bêtise un grand moment de bonheur .
Par contre, les manches m'ont donné du fil à retordre, à cause de l'épaisseur des pois rebrodés qui décalaient la couture.
J'ai rasé les pois par endroit, cela fait un peu tortionnaire dit comme cela.

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A l'essayage, horreur, malheur, le POIS est CHICHE .
Cela fait vraiment chiche, peu de pois alors qu'ils semblaient bien disposés sur le tissu non coupé .
Là, tous éparpillés, chiches les pois.
Donc il a fallu que je bidouille comme Myrine une bande en bas, que j'habille le manteau de ci delà avec les épaisses lisières que j'avais conservées .
J'ai du calculer l'échelle sur une photo du net pour la largeur du volant .
J'ai fait de mulitples essayages, en solicitant l'avis du cher et tendre .Le cher et tendre a d'ailleurs aussi essayé pour que je me rende compte .

Petite martingale avec  des boutons en nacre éblouis par le soleil printanier .
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Par contre, après les embûches du col et des manches ( que des épaulettes ont bien arrangées ), j'ai un encore un moment de doute pour la doublure . Et bien non, elle s'est cousue comme un rien . Du style, je me couche et le lendemain matin, elle est cousue , toute seule, par magie ! Donc je n'ai eu aucun mal à la coudre .

Voilà donc le résultat, façon Lysemma and me .

Le pois chiche et sa déclinaison, la socca, sont mes gourmandises préférées .... Pourvu que j'aime autant ce manteau.

Et comme je dis toujours " plus jamais" et que toujours je refais quand même, j'ai acheté , en pleine possession de mes facultés mentales, des patrons Butterick et Mac Call's ...
Pas dit que quand le costume de Nénette sera fini, je jouirai encore de toutes mes facultés, à suivre .